Distribution


Durée 1h

Avec Karim Abdelaziz (l'enfant fantôme // contrepoint), Arthur Dumas (le petit garçon et son adulte), Agathe Fredonnet (la petite fille au drap et son adulte), Caroline Lerda (la petite fille à la robe bleue et son adulte) et Charlotte Le Bras (la petite fille au sac poubelle // le point)

Mise en scène Charlotte Le Bras
Assistante Caroline Lerda
Création lumières Nathan Teulade
Bande originale Les Papavéracées
Musiques additionnelles Calico Skies Paul McCartney, Le Choeur des esclaves Giuseppe Verdi, MmmBop Hanson, S’il suffisait d’aimer Céline Dion, Partir Là-Bas La Petite Sirène, You shook me all night long ACDC, Lacrimosa Mozart, Small Town Boy Bronski Beat, Smells Like Teen Spirit Patti Smith (Nirvana Cover)


La pièce


ENFANCE(S) est la dernière pièce du cycle de recherche et de création. Elle vient après la “mort” de l’acteur et la “mort” du théâtre. L’enjeu, à ce moment-là, c’est d’affirmer une autre manière d’être sur scène possible : joyeuse, engagée, audacieuse. Fragile, aussi. A contre-courant des “grands acteurs” de l’époque, en pleine maîtrise de leurs moyens scéniques et à contre-courant des non-professionnels propulsés sur les scènes de théâtre sans maîtrise de ce qu’ils renvoient - nous avons fait l’expérience collective de devenir nos propres “ready-made”.


Intentions


Nous ne sommes pas sorti.e..s indemnes de nos rencontres avec les écritures de Younes Amrani et Annie Ernaux. La manière juste de « répondre », c’est de faire la “même chose”, à notre endroit spécifique, le théâtre. Nous allons donc nous confronter à nos propres histoires et à nos propres écritures et tenter de faire “mémoire commune”. Le motif de l’enfance nous apparaît comme l’entrée juste et honnête pour ce travail. Mon intuition, c'est que l'écriture scénique va précéder l'écriture « manuscrite ».  Je crois que c'est juste pour aborder le motif de l'enfance. Car si l'enfance c'est le corps (enfant, du latin infans, c'est celui qui ne parle pas encore), il va nous falloir écrire avec tout ce qui fait le corps (les sensations, le mouvement, les frémissements, même infimes). Les auteurs - acteurs vont devoir écrire avec leur art de sentir (le jeu). Les mots ne pourront être posés qu'ensuite. Mais alors, peut-être seront-ils profondément justes.

Charlotte Le Bras – septembre 2020


Synopsis

Les Papavéracées
Écriture scénique collective



Une scène vide. Au fond, à la frontière entre le théâtre et la vie, 2 hommes et 3 femmes attendent, déguisé.e.s en enfants. La bande son démarre et la mémoire surgit. Entre La Petite Sirène et Nirvana revisités, s'esquisse alors à vue l'autoportrait théâtral de toute une génération d'enfants né.e.s au milieu des années 1980. C'est drôle, c'est tragique, c'est vivant - ça touche en plein corps !